Ceci est à la fois une tentative hasardeuse d'apprendre à rédiger un message, et de lancer la réflexion sur les critères d'une base de données sur le chapitrage/la capitulation (terme que je trouve un tantinet déprimant).
Voici quelques critères qui me paraissent nécessaires/intéressants, qu'en pensez-vous ?
1) statut génétique des chapitres :
- publiés de manière séparée ou non ? Cas possibles : feuilletons et "livraisons" ; nouvelles publiées dans des revues ; roman publié d'un coup d'un seul ; chapitres d'abord existants puis supprimés dans une autre publication (c'est le cas de Balzac).
- écrits dans l'ordre ?
- chapitrage prévu dès l'écriture ? ou imposé après-coup ?
2) structure globale de la "capitulation" du roman :
- nombre de chapitres
- existence d'une table des matières
- existence de plusieurs niveaux de "capitulation" (livres, parties, chapitres, chants, etc.). (Sont-ils tous indiqués dans la table des matières ?)
3) titres
- mode de désignation des chapitres : numéro (chiffres romains/arabes) / titre / simple saut de page.
- type de titre : vaste problème... sans doute à distribuer dans une dizaine de critères !
4) chapitre et temps : critères genettiens
- "anachronies" (quand la succession des chapitres ne correspond pas à la chronologie diégétique : analepses, prolepses). Egalement les pauses (p. ex. un chapitre de méditation du narrateur, ou de description pure).
- succession chronologique immédiate entre les chapitres ? ou sauts temporels entre les chapitres ? (il y a souvent de tels "sauts" en épilogue)
- durées relatives des chapitres ; nombre de pages moyen des chapitres ; régularité/irrégularité de leurs longueurs (sont-ils tous pareils, "isométriques", dans un roman donné ?)
- d'ailleurs y a-t-il un ordre de lecture imposé (je pense à Marelle de Cortazar) ?
5) enchaînements et rapports entre chapitres
- enchaînements entre deux chapitres successifs : reprises verbales, diégétiques, thématiques, etc. d'un chapitre au suivant ? (ou au contraire : contrastes ? refus manifeste de l'enchaînement ?)
- rapports de symétries entre chapitres (notamment indiquées par les titres ?)
Cela m'amène à poser une double question sur la définition de l'entité "chapitre" :
- comptera-t-on comme chapitres des blocs de texte séparés par de simples lignes sautées, ou par des lignes d'astérisques ? Ou au moins comme des "proto-chapitres" entrant dans notre réflexion ? Je pense notamment aux romans français post-1950, j'ai comme l'intuition que beaucoup fonctionnent sur ce genre de division "minimale"...
- comptera-t-on comme chapitres les sections de grandes dimensions ("parties", "livres") ? Autrement dit, un livre découpé en sections, mais sans chapitres à l'intérieur de ces sections, retiendra-t-il notre attention ? Si non, il nous faut justifier notre distinction entre chapitres normaux et "sections" de ce genre.
J'aurais tendance à dire que ce genre de bizarrerie est justement ce qui nous intéresse, mais où nous arrêterons-nous ?
Que la structure soit avec vous, par vous et en vous,
Thomas.
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